Guérir ses petits bobos avec les plantes - Léandre Austin
Léandre Austin

Je tiens un café plutôt sympathique sur la rue principale, ce qui me permet de faire toutes sortes de rencontres! Mon quotidien est donc enrichi de singulières et inspirantes personnes. Mon blogue, c’est définitivement cette vision que j’ai de la vie - proposée en format Web. Une sympathique ambiance règne dans chacune de mes écrits. J’espère que vous apprécierez me lire autant que j’ai du plaisir à écrire.

Guérir ses petits bobos avec les plantes

Guérir ses petits bobos avec les plantes - Léandre Austin

J’avais rencontré une femme que je trouvais extraordinaire. Elle avait le même âge que moi, elle était donc retraitée après presque une vie entière à travailler. Nous nous étions vus, pour la première fois, à un repas organisé par des connaissances de notre ancien travail. Cette femme se soignait exclusivement par les plantes, sauf quand il était obligatoire de prendre des médicaments industriels. Elle me dit, un jour que nous regardions une bourrache en fleur et qu’elle me parlait de ses vertus, que le progrès de la médecine est merveilleux pour certaines maladies, mais qu’elle préférait soigner les petits maux de tous les jours par les plantes. Elle me montra l’huile de lavande qu’elle faisait avec ces plantes qui poussaient dans des pots, disposés joliment autour de sa terrasse. Cette plante fragile, elle la rentrait pendant la saison d’hiver dans une pièce aménagée pour les accueillir. C’était une sorte de serre, mais posée sur une base en pierre, presque une maison. Cette amie me dit qu’elle allait voir un spécialiste pour ses traitement varices et elle me donna ses coordonnées. Je suis sujet au même souci.

Elle m’invita, un soir, à souper. Le repas fut excellent. Tous ses légumes avaient beaucoup de goût, car elle avait un potager. Notre discussion continua sur ce sujet. Quelle chance ! Je vis en appartement, ce que j’apprécie par certains côtés, mais il me manque parfois ce contact avec la nature. Je suis, cependant, très heureux de ma condition d’urbain, car je n’aimerais pas me lever tôt chaque matin en été pour aller arroser le jardin. Nous nous entendions bien, mais nous n’avions pas les mêmes envies quant à la gestion de notre quotidien. Mon amie avait un système de récupération de ses eaux de pluie. Elle préparait même son engrais en compostant ses déchets végétaux. Je ne me voyais pas participer à toutes ces taches. Mais j’admirais sa persévérance et son envie de vivre en harmonie avec ses idées.

À la fin du repas, elle me passa un morceau de musique qu’elle affectionnait particulièrement. Je fus étonné d’entendre l’air de mon morceau préféré. Il est d’un compositeur peu connu du grand public, Paganini. J’écoutais avec ravissement les accords de violon suraigus qui s’échappaient dans l’air du soir. Ensuite, nous avons parlé de cinéma et nous avons découvert que nous avions aussi les mêmes goûts. Nous avons continué à nous voir, mais en restant chacun chez nous.