La piscine de mes soeurs - Léandre Austin
Léandre Austin

Je tiens un café plutôt sympathique sur la rue principale, ce qui me permet de faire toutes sortes de rencontres! Mon quotidien est donc enrichi de singulières et inspirantes personnes. Mon blogue, c’est définitivement cette vision que j’ai de la vie - proposée en format Web. Une sympathique ambiance règne dans chacune de mes écrits. J’espère que vous apprécierez me lire autant que j’ai du plaisir à écrire.

La piscine de mes soeurs

Justine et Marianne m’avaient demandé de l’aide pour la construction de leur piscine. Mes deux sœurs habitent, avec leurs enfants, dans la maison qui appartenait à nos grands-parents maternels. Célibataires, toutes les deux, elles ont investi dans cette maison leurs petites économies pour la remettre en état. J’ai participé, plusieurs fois, à la rénovation, notamment en leur trouvant une entreprise qui installait des drains français rive-sud. Ce fut avec Olivier, l’ancien mari de Justine, que j’ai commencé à creuser une partie du jardin pour y mettre un bac de baignade. Il a loué une pelleteuse, et il a commencé à creuser avant que j’arrive. Nous avons mis en place, ensemble, le coffrage en béton, puis nous avons ajouté du carrelage pour piscine au fond et sur les bords. Pour les jointer correctement, j’ai passé beaucoup de temps.

Ma satisfaction de voir Anaëlle, Martin, Julien, Éric et Liliane plonger dans l’eau, au cours de l’été suivant, a largement compensé le temps et les tracas que nous avons eu pendant cette construction. En effet, à peine l’ouvrage terminé, la pluie s’est mise à tomber, très fortement. Nous avons dû abandonner là où nous en étions, et nous n’avons pu reprendre le travail que la semaine suivante. J’ai glissé au fond du bassin, car le carrelage était glissant suite aux trombes d’eau qui étaient tombées en une nuit. Je me suis cassé un bras. J’ai donc continué à œuvrer en étant handicapé. J’avançais moins vite, mais je ne pouvais pas laisser ainsi les travaux que nous devions terminer au plus vite, sinon, la belle saison passerait. Nos efforts auraient été inutiles, et cela, je ne le voulais pas.

Sans l’intervention de Patrick, mon oncle, je crois que nous ne serions jamais parvenus à finir ce que nous avions entrepris avant la fin de l’été. Il vint pendant toute une semaine, avec son fils, pour nous aider. Pragmatique et volontaire, il donnait des avis éclairés, car il avait eu la même construction à réaliser chez lui, l’année précédente. Sûr de lui, il posait des dalles, sur le pourtour, à une vitesse incroyable. Sébastien, mon cousin, vint pendant deux jours pour porter des matériaux lourds et il fut même présent pour leur mise en place. Quant à mes sœurs, elles s’occupaient de la logistique de la maisonnée, en préparant des repas pour tous et en veillant à ce que nous ayons à boire et à manger.