L'installation de cloisons - Léandre Austin
Léandre Austin

Je tiens un café plutôt sympathique sur la rue principale, ce qui me permet de faire toutes sortes de rencontres! Mon quotidien est donc enrichi de singulières et inspirantes personnes. Mon blogue, c’est définitivement cette vision que j’ai de la vie - proposée en format Web. Une sympathique ambiance règne dans chacune de mes écrits. J’espère que vous apprécierez me lire autant que j’ai du plaisir à écrire.

L'installation de cloisons

L'installation de cloisons - Léandre Austin

Pour séparer les espaces dans ma demeure, sans avoir à installer des cloisons en dur, j’ai pensé aux cloisons coulissantes. La circulation de l’air entre les pièces est plus active, avec cet aménagement. C’est un article dans un magazine qui m’a décidé à renouveler l’agencement de mon intérieur. La journaliste évoquait les contraintes et les avantages des portes qui se glissent, en comparaison avec celles qui sont installées sur un bâti en bois. J’ai été séduit par la perspective de ne pas avoir à engager de travaux trop coûteux, dans un premier temps, puis j’ai aussi compris que cet équipement pouvait être enlevé, ou adapté plus facilement qu’un mur en briques ou en plâtre. Lorsque j’ai acquis mon logement, j’ai adoré ses grands volumes, et ma conjointe a été conquise par cette impression d’être dans un duplex, de la taille d’une maison. Après la naissance de Théo, notre premier enfant, nous n’avons pas eu à retoucher notre lieu de vie.

Notre fils et nous-mêmes, nous dormions à l’étage, dans des chambres séparées, mais voisines. Puis Anaïs est arrivée, deux ans après son grand frère, et notre chambre parentale a migré sur le palier. Très grand, il était notre salon privé. Nous nous sommes contentés de celui qui existe dans la partie du rez-de-chaussée de notre habitation. Les enfants ont grandi et une extension a été ajoutée. Nous leur avons fait de nouvelles chambres, plus indépendantes, quand ils eurent quatorze ans. Maintenant, Théo projette de faire ses études à l’étranger, en Italie très certainement, tandis qu’Anaïs a été tentée par des études qui déboucheront sur un poste en psychoéducation pour enfants Québec. Leur parcours est très différent et nous sommes fiers de l’un comme de l’autre.

Ils sont donc de moins en moins présents. Irène, mon épouse, et moi-même, nous sommes plus souvent seuls et les volumes de notre habitation sont trop importants, d’où la séparation de certains espaces par des pans de bois, peints ou non, montés sur des glissières. Cette installation, je savais d’avance que j’étais capable de la réaliser. J’ai commandé tout le matériel nécessaire et je les ai, progressivement, montés, assemblés, j’ai vissé, poncé, cloué. Presque un mois entier, en étant tous les jours sur mon montage, se passèrent avant que je range tous mes outils et que ce que j’avais entrepris soit terminé. Ma conjointe m’a secondé de nombreuses fois. Ce nouvel aménagement fini, nous avons constaté qu’une réfection de la peinture s’imposait.