Mieux m'isoler, pour mieux écrire - Léandre Austin
Léandre Austin

Je tiens un café plutôt sympathique sur la rue principale, ce qui me permet de faire toutes sortes de rencontres! Mon quotidien est donc enrichi de singulières et inspirantes personnes. Mon blogue, c’est définitivement cette vision que j’ai de la vie - proposée en format Web. Une sympathique ambiance règne dans chacune de mes écrits. J’espère que vous apprécierez me lire autant que j’ai du plaisir à écrire.

Mieux m'isoler, pour mieux écrire

Mieux m'isoler, pour mieux écrire - Léandre Austin

C’est par une journée de septembre, avec un beau ciel bleu, que je suis parti pour la fin de semaine. J’avais pris mon vendredi. Le matin, je l’avais consacré au rangement de mon appartement et à la préparation de mes bagages, une heure fut nécessaire pour tout faire. J’avais décidé, deux mois avant mon départ, de partir seul pendant quelques jours, et de me consacrer entièrement à l’écriture d’une nouvelle que j’avais commencée. Je ne suis pas romancier, mais j’avais appris quelques anecdotes, par mes grands-parents et leurs frères et sœurs, et je voulais me servir de ce qu’ils m’avaient transmis pour créer une histoire. Je l’avais située au début du vingtième siècle. Comme j’avais peu de moments à consacrer à l’écriture, l’isolement me pousserait à continuer, et peut-être même, à terminer mon écrit. J’avais soigneusement choisi le lieu où je me reposerais ces quelques jours. 

Ce fut par le plus grand des hasards que j’ai entendu, au cours d’une soirée chez des amis, un jeune homme parler d’une petite maison en location qu’il possédait. Il avait, récemment, eu des travaux à entreprendre, notamment, la reconstruction mur de briques le long de sa terrasse. La maison était refaite, des peintures aux volets, et même une nouvelle pièce avait été ajoutée. Une grande baie vitrée s’ouvrait entièrement pour les jours d’été, mais elle donnait, en hiver, une vue à trois cent soixante degrés sur le jardin. Un poêle chauffait le petit salon, il ajoutait du confort à cet endroit, difficile à chauffer, comme l’expliquait le propriétaire, qui est aussi un ami. La description de ce chalet avait éveillé ma curiosité. Je cherchais encore où je pourrais aller pour me concentrer sur l’écriture, c’était peut-être là que je pourrais y arriver.

J’ai demandé quelques précisions à mon ami. Il me promit de me les envoyer au plus vite et, quelques jours plus tard, j’ai eu un message répondant à toutes les questions que je lui avais posées. Deux weekends étaient encore libres, au mois de septembre et au mois d’octobre, et j’ai opté pour le plus proche. J’étais impatiente de partir et j’ai même eu quelques difficultés à m’endormir la veille de mon départ. Sur la route, le temps est resté beau, ce qui me laissait à penser que mon séjour serait ensoleillé. Je n’avais pas voulu me laisser influencer par le bulletin météorologique que j’avais consulté. Les prévisions n’étaient pas bonnes, des pluies abondantes étaient prévues. Je m’étais munie d’une veste imperméable, par précaution.